Libertés

Atelier de création audiovisuelle autour de la question des libertés.

Porteur de projet : Julie Bonan Formation Vidéo
Intervenante : Julie Bonan, réalisatrice
Territoire : Évry (91)

Suite à la pandémie et au confinement, de nombreux habitants ont été́ confrontés à l’isolement. Les jeunes surtout, éloignés du système scolaire et coupés de tout lien social. Le projet avait pour objectif de favoriser la resocialisation d’un public précaire, résidant dans un territoire prioritaire, à travers un geste créatif, les réflexions et prises de paroles qui en découlent. 

Les ateliers s’est déroulé dans les locaux de la Maison de quartier du Champtier du Coq à Évry, et ont été menés avec la coordinatrice référente sociale famille. Les participants étaient pour la plupart issus du quartier, et le groupe qui s’est constitué était intergénérationnel.

Les participants ont d’abord été initiés à la narration et au découpage technique d’un film. Pour cela, ils ont écrit une trame scénaristique très simple puis fait un découpage technique. Le film a été tourné au téléphone portable et monté dans la foulée. Après quelques éléments de montage son ajoutés, le film a été projeté.

 

Réalisatrice et petite fille derrière la caméra
Tournage extérieur homme sur un banc

Crédit photos: Kinza Huxley

La thématique de l’atelier a amené le groupe à échanger autour du confinement et de ses conséquences, d’un point de vue collectif et individuel. Ces échanges sont venus nourrir le propos du film à venir.  

L’écriture et le projet du film ont été rapidement trouvés. Un extrait de « La 25ème heure » de Spike Lee a été projeté aux participants et a servi de modèle concernant la forme du film à venir. Dans cet extrait, Edward Norton, ancien dealeur, doit se rendre à la prison du comté pour purger sa peine. Une peine qui lui fera passer sa vie entière enfermé. Devant un miroir, il se parle à lui-même et évacue tout ce qui semble le rendre fou. Chaque personne ou chose évoquée est visuellement représenté, comme un cliché photographique.

Le même procédé a été adopté pour l’atelier : suite aux expériences de confinement de chacun, les participants sont allés filmer les personnages ou les lieux du quartier comme des éléments structurants qui avaient pu leur manquer où qu’ils avaient enfin retrouvés (figures, commerçants, lieux emblématiques…), le tout faisant le portrait du quartier à la manière d’un album de famille filmé.

Une fois les éléments à filmer listés, le tournage s’est déroulé sur plusieurs jours, au gré des disponibilités de chaque personne sollicitée pour être filmée. Les participants se sont aussi adaptés aux nouvelles envies qui leur venaient au fur et à mesure des rencontres sur cette place de la Maison de quartier très fréquentée.

La caméra a été bien acceptée par les habitants qui se sont tous plié au jeu.

Les tournages se déroulaient généralement par petites équipes dispatchées en demi-journées. Le dernier jour particulièrement puisque des habitants avaient accepté d’être filmés chez eux mais en petit comité.