LAAC - Programmation

ÉDITION 2020-2021

Cinq films sont proposés chaque année, parmi lesquels les enseignants peuvent composer leur programmation de trois titres minimum. Spectateurs à part entière, les élèves sont invités à découvrir des œuvres qu’ils n’iraient généralement pas voir spontanément. La projection en salle de cinéma, où les films sont vus dans les meilleures conditions, favorise l’appropriation du cinéma comme contenu et comme pratique culturelle.

 

Programmation présentée par Jérôme Momcilovic : Critique de cinéma, il a longtemps dirigé les pages cinéma du magazine Chronic’art, a publié deux livres aux éditions Capricci (l’un sur Arnold Schwarzenegger, l’autre sur Chantal Akerman), et réalisé pour Arte un documentaire sur Arnold Schwarzenegger. Il est également enseignant, programmateur pour le festival de documentaire Cinéma du réel, et intervient régulièrement en tant que formateur pour le dispositif Lycéens et apprentis au cinéma, notamment auprès de l’ACRIF.

Télécharger les documents pédagogiques :

Pour information, les cinq titres de la programmation annuelle sont disponibles sur les catalogues de fournisseurs de DVD pour les médiathèques et centres de documentation (ADAV, Colaco, CVS)

de Charles Laughton
États-Unis - 1955 - 1h33 - noir et blanc - avec Robert Mitchum, Shelley Winters, Lillian Gish...
« Le plus beau film américain du monde », disait le critique Serge Daney, à qui l’on ne saurait donner tort : La nuit du chasseur est d’une beauté sans équivalent. Beauté unique, bizarre, d’un film plein de contradictions : chimérique et cru, noyé dans l’imaginaire et à la fois obscènement vrai, tendre et sardonique, enchanté autant que désespéré. Le seul de son auteur, Charles Laughton, acteur...
de Djibril Diop Mambéty
Sénégal – 1992 – 1h50 – couleur - avec Ami Diakhate, Mansour Diouf, Makhouredia Gueye
En 1973 sortait Touki-Bouki, film météorique, le deuxième d’un jeune cinéaste sénégalais autodidacte, Djibril Diop Mambéty, venu rebattre avec une audace et une liberté peu communes les cartes d’un cinéma africain aux promesses encore balbutiantes. Film hanté et psychotrope, incantatoire et follement romantique, aussi familier des avant-gardes occidentales (sa poétique toute godardienne du...
de Kelly Reichardt
États-Unis – 2008 – 1h20 – couleur - avec Michelle Williams, Will Patton, Will Oldham
C’est un personnage qui ne fait que passer (« I’m just passing through », répète Wendy), sous l’œil d’une cinéaste qui filme pour regarder passer les gens (« my films are just glimpses of people passing through » - des bribes du passage des gens, dit Kelly Reichardt). Dans la petite ville d’Oregon où se joue le film entier, Wendy ne fait que passer parce quand on est pauvre en Amérique (...
de Hirokazu Kore-eda
Japon – 2013 – 2h03 – couleur - avec Masaharu Fukuyama, Machiko Ono, Lily Franky, Yoko Maki
Deux voies cheminent en parallèle tout le long de Tel père, tel fils pour se rejoindre in extremis. La première est une comédie de mœurs méthodique, claire comme une fable. Elle a été inspirée à Kore-eda par le sort bien réel et aberrant subi dans les années 70 par plusieurs parents japonais, informés de ce que leur progéniture avait été, par mégarde, échangée à la maternité avec l’enfant d’un...
de Jérémy Clapin
France – 2019 – 1h21 – couleur – film soutenu par la Région Île-de-France - disponible en version AD et SME
À quoi rêve la main ? Ce fut la question d’un film pionnier, dont on dit qu’il inventa le « cinéma d’animation ». Dans Fantasmagorie, en 1908, Émile Cohl commence par filmer une main, la sienne, coupée par le cadre où elle agite un crayon, traçant d’abord une ligne puis un personnage entier. Alors le personnage s’anime, et la main coupée prend congé : elle a fait naître un monde.