Objectifs Etre un lieu de réflexion et d'exigence
La diffusion des films en salles fait partie intégrante du processus de création cinématographique. Ce n'est pas qu'une étape technique - la dernière, qui plus est - de la vie d'un film. Elle porte la marque de la sincérité et de la personnalité des programmateurs de salles. Ces derniers ne se contentent pas de "voir passer" les films sur leurs écrans. Ils expriment leurs exigences, effectuent des choix, partagent leur plaisir de cinéphile, et interpellent même la profession toute entière lorsque leur travail de transmission est menacé, pour participer activement au renouvellement des formes cinématographiques. C'est dans ce but que l'ACRIF permet aux équipes de salles de mettre en commun leurs expériences, d'échanger sur leurs pratiques et d'explorer de nouvelles pistes de travail. Il s'agit d'entretenir cet enthousiasme nécessaire pour réinventer quotidiennement la façon de faire parvenir les films aux destinataires inconnus à qui ils sont adressés. Travailler à l'élargissement et à la formation des publics et des équipes Parce que la transmission au public exige qu'on prenne le temps de réfléchir sur les enjeux qui se dégagent de la création cinématographique et sur les résonances de la société actuelle qu'elle donne à voir et à entendre, l'ACRIF organise : des journées ACRIF : colloque "Pour une jeunesse libre de ses choix", "Les nouvelles pratiques culturelles des Français", etc.
des journées de formation : "présenter et accompagner les films documentaires auprès du jeune public", atelier de programmation du court métrage, ateliers Andreï Tarkovski, Wang Bing, R.W. Fassbinder, cycle "Qu'est-ce le cinéma ?", etc.
Soutenir et favoriser la promotion de films qui, par leur aspect novateur et leur distribution plus fragile économiquement, éprouvent davantage de difficultés pour rencontrer un public A la frontière de l'art et de l'industrie, le cinéma est, à cause de cette dualité, sans cesse menacé par une sclérose de sa forme. L'ACRIF permet une découverte et un échange autour des œuvres qui participent de notre cinéphilie et de notre curiosité. Dans cette optique, l'ACRIF défend : les films "art et essai et recherche"
les films qui s'adressent aux jeunes spectateurs comme à un public à part entière
les documentaires
les courts et moyens métrages, dans leur format atypique et leur refus des normes de durée en vigueur
les cinématographies étrangères peu connues d'où émergent d'immenses cinéastes
Etre une force de proposition face à la situation générée par la création des multiplexes et des cartes illimitées et de favoriser, par effet de miroir, la réflexion sur l'identité de nos salles Face aux grands réseaux qui ne voient dans le cinéma qu'un produit d'appel censé attirer le plus grand nombre et qui, par ce biais, voudraient faire passer un mode de consommation pour une "nouvelle cinéphilie" mais participent au contraire à un tarissement de la forme dont eux-mêmes viendront peut-être à souffrir à plus ou moins long terme, l'ACRIF focalise son attention sur l'identité des salles indépendantes et sur les paradoxes et questionnements auxquelles elles sont régulièrement confrontées. une salle de cinéma est-elle un lieu culturel et/ou commercial ?
quels modes pour la transmission du cinéma aux publics ?
comment réinterroger l'action culturelle pour faire en sorte que la salle de cinéma demeure le lieu privilégié de la découverte des films ?
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