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Parcours de cinéma - Low Life de Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval

Lors du précédent film de Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval La Question humaine, l’ACRIF (Association des Cinémas de Recherche d' Ile-de-France) avait proposé à 10 salles de son réseau un Parcours de cinéma : Substances, Turbulences , dialogue avec les publics sur un travail en cours.

Il s’agissait d’expérimenter dans les salles de cinéma une relation nouvelle, invitation à se projeter dans un film à venir, entre le cinéaste, la scénariste, l’équipe du film et le public des salles.

Prolongeant le travail initié dans les salles de cinéma ACRIF entre 2006 et 2007 pendant la préparation, la post-production, et la sortie de La Question humaine, les cinéastes recommencent un nouveau parcours à l’occasion de leur prochain film Low Life produit par Gilles Sandoz et distribué par les Films du Losange.

Dans ce parcours, nous considérons la salle de cinéma comme un laboratoire participant pleinement à la fabrication du film à venir. Plusieurs thèmes seront au travail, avec des invités, des extraits de films et des extraits de filmages en dv que les cinéastes ont tournés.

Nous avons la ferme conviction que les salles de cinéma sont un espace où l’imaginaire des spectateurs s’exerce et où s’aiguise leur regard sur le monde. L’étroite collaboration avec les cinéastes en processus de création, ce qu’elle implique de fragile, d’intime et de collectif, ce qu’elle crée de proximité des spectateurs avec les œuvres, fait partie de ce qui légitime la salle de cinéma comme maillon important de la chaîne de la création cinématographique.

Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval, en collaboration avec l’ACRIF

Téléchargez le synopsis de Low life (PDF 48 Ko)

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A écouter, Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval sur France Culture

Rencontres entre le 15 et le 30 juin 2009 :

Lundi 15 juin au Kosmos à Fontenay-sous-bois :

Ecriture, mise en scène et acteurs

Si nous constatons l’épuisement des formes traditionnelles de la fiction, nous croyons beaucoup à la puissance du récit et à la narration cinématographique. Comment l’écriture d’Elisabeth Perceval provoque la rencontre avec les acteurs ? Quels liens l’écriture génère avec eux et avec la mise en scène ?

Projections de films tournés en dv pendant l’écriture du scénario et la période de recherche d’acteurs.
Portraits polaroïds des acteurs.

Invités : Judith Chemla, Maud Wyler, Baptiste Debicki, Arash Naimian, Michael Evans, Adama Doubia (acteurs) et Stéphane Batut (directeur de casting).

Samedi 20 juin à La Ferme du Buisson à Noisiel :

Cinéma et envoûtement

Low Life est un film sur la jeunesse aux prises avec un monde envoûté.

Comment représenter les envoûtements de l’amour, de la société de contrôle, de la chasse à l’immigration clandestine, de la peur ? Nous aborderons ces questionnements à partir d’une projection du film I Walked with a Zombie de Jacques Tourneur (1943), suivie d’une rencontre avec le philosophe Frédéric Neyrat auteur entre autres des livres Instructions pour une prise d’âmes et l’envoûtement occidental, Biopolitique des Catastrophes

Nous montrerons aussi un petit film de Santiago Fillol réalisé à la suite de sa lecture du scénario de Low Life, à partir d’extraits de White Zombie de Victor Halperin (1931), Dracula de Todd Browning (1932), Le Diable probablement de Robert Bresson (1977), et Les Amants réguliers de Philippe Garrel (2006).

Invités : Frédéric Neyrat (philosophe) et Judith Chemla (actrice).

Mardi 23 juin à L’Espace 1789 à Saint Ouen

Cinéma, immigration et politique

Prolongeant le travail commencé avec La Blessure sur le filmage des corps «interdits » dans Low Life, Carmen, l’héroïne du film tombe amoureuse d’un jeune sans papier afghan. Une puissance invisible plane sur cet amour, générant la peur, la confusion et la mort autant du côté des policiers que des sans-papiers. Un autre personnage, Julio, a 15 ans, à la suite d’un examen osseux les médecins affirment qu’il a 18 ans. La police peut donc l’expulser. Cet examen, ce mensonge « scientifique et policier » sur son âge, le plonge dans des crises de narcolepsie. Il se dit envoûté par les machines de l’hôpital.

Projection des Maîtres Fous de Jean Rouch, commenté par Georges Didi-Huberman.

Invités : Eric Fassin (Sociologue, Ecole Normale Supérieure, membre de Cette France là) et Santiago Fillol (cinéaste et critique).

Mercredi 24 juin au cinéma Jean Vigo à Gennevilliers :

Ecriture, production, diffusion

Pour chaque film que nous faisons, nous devons inventer une méthode d’écriture qui passe par des rencontres et du temps passé sans écrire. C’est cette méthode de travail, quotidienne, où nous filmons, enregistrons, prenons des photos, qui pose les fondements du film à venir. Il ne s’agit donc plus de financer un « scénario » à partir d’un synopsis ou d’un résumé, mais une méthode de travail à partir d’un désir de film. Le scénario étant la toute dernière étape de l’écriture. Comment la salle de cinéma permet d’explorer l’écriture ? Comment la mutation numérique pourra participer à créer de nouvelles zones de projections de films ?

Invités : Gilles Sandoz (producteur), Pascal Rambert (metteur en scène,directeur du théâtre de Gennevilliers), Frédéric Plazy (les Chantiers Nomades), Mathieu Berthon (Les Films du Losange), Santigo Fillol (cinéaste et critique).

Jeudi 25 juin au cinéma Jacques Prévert des Ulis :

Cinéma, jeunesse et politique

Comment filmer la jeunesse aujourd’hui ? Quelle jeunesse ? Une jeunesse fantasmée, une hyptothèse de jeunesse ? Comment éviter absolument le carcan d’un portrait « véridique » ou sociologique ? Au départ de Low Life il y a Antigone et une interrogation sur la révolte. Les jeunes gens de notre film ne se reconnaissent dans aucun parti, aucune idéologie. Ils s’intéressent plutôt aux signaux faibles - signes de reconnaissance, valeurs, pensées, amitiés, actes, partages - indétectables par « les radars » de la société. C’est de leur culture des signaux faibles que nous est venu le titre Low Life qui évoque la vie souterraine, nocturne, de ceux qui veulent partager d’autres valeurs que ceux de la surface.

L’historien Antoine de Baecque présentera cette rencontre avec nous de manière constater les ruptures, les discontinuités, ou les survivances d’une époque passée, celle de la Nouvelle Vague.

Projection de La Consolation et Jeunesse d’Hamlet deux court-métrages réalisés par nous en 2007 avec de jeunes acteurs.

Invité : Antoine de Baecque (critique de cinéma et historien), Santiago Fillol (cinéaste et critique) et Mathilde Girard (philosophe).

Mardi 30 juin au cinéma Jacques Prévert de Gonesse :

Cinéma, immigration et politique

Prolongeant le travail commencé avec La Blessure sur le filmage des corps «interdits » dans Low Life, Carmen, l’héroïne du film tombe amoureuse d’un jeune sans papier afghan. Une puissance invisible plane sur cet amour, générant la peur, la confusion et la mort autant du côté des policiers que des sans-papiers. Un autre personnage, Julio, a 15 ans, à la suite d’un examen osseux les médecins affirment qu’il a 18 ans. La police peut donc l’expulser. Cet examen, ce mensonge « scientifique et policier » sur son âge, le plonge dans des crises de narcolepsie. Il se dit envoûté par les machines de l’hôpital.

Projection des Maîtres Fous de Jean Rouch, commenté par Georges Didi-Huberman.

Invités : Eric Fassin (Sociologue, Ecole Normale Supérieure, membre de Cette France là) et Santiago Fillol (cinéaste et critique).

Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval

 
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