Histoire de France, légendes françaises : pourquoi filmer le passé ?Le cliché veut que, contrairement à Hollywood, le cinéma français ait des réticences à regarder en face l’histoire de la nation. Dépasser ce cliché, c’est d’abord remarquer que du passé français, les cinéastes ont privilégié quelques périodes : le siècle de Louis XIV, la Révolution Française, les deux guerres mondiales, mai 68. Quel regard, politique et esthétique, portent-ils sur ces moments charnières ? Interroger la reconstitution historique au cinéma, c’est ainsi faire le partage entre deux attitudes. Un étrange besoin de réconciliation se fait jour dans certains films, comme s’il s’agissait d’imposer l’idée d’une France unie, sûre de ses valeurs et fière de son passé. D’autres films, au contraire, représentent le moment historique comme celui d’une crise, où apparaissent les fractures, les dissonances d’une France en guerre civile permanente. Il s’agira de montrer que les premiers, composant le portrait figé, l’image d’Epinal d’une France éternelle, ne concernent pas notre présent. Tentant de saisir la vérité de l’Histoire en acte, les autres, au contraire, font de l’évocation historique une interrogation nécessaire de la France en mouvement. Alors le passé regarde le présent, nous regarde, nous travaille. Où et quand ? : Le samedi 2 février 2008 à 19h à l'Espace Jean Vilar à Arcueil,
Le samedi 3 mai 2008 à 19h au Luxy à Ivry-sur-Seine avec Stéphane Du Mesnildot et Emeric de Lastens, conférence suivie à 21h de la projection du film de Jean-Pierre Thorn Oser lutter, oser vaincre.
Le samedi 10 mai 2008 à 14h au cinéma Jacques Tati à Orsay, avec Stéphane Du Mesnildot et Emeric de Lastens, conférence suivie à 16h de Muriel d'Alain Resnais.
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