Les ateliers 2016-2017 (archives)

 

ATELIER "CREER DES IMAGES AVEC DES SONS "

 

Atelier développé en partenariat avec Benoît Labourdette, cinéaste

Une particpation financière de 500 euros sera demandée à l'établissement

  • Présentation générale de l’atelier

Proposer des exercices pratiques de créations sonores, en classe, sur des images cinématographiques, pour explorer le territoire de la perception, du fonctionnement du cerveau : comment les sons créent-ils des images mentales ?  comment les images que notre cerveau voit se construisent-elles en réalité par la conjonction de ce que nos yeux et nos oreilles nous transmettent selon leurs modes de traitement cognitifs ?
Prendre conscience, par l'expérience, l'expérimentation, du fait que ce que nous voyons et entendons est fondamentalement l'objet de constructions mentales plus que de perceptions que l'on croit à tort objectives. Ainsi, aborder en profondeur, par les voies physiologique, créative et ludique, les pouvoirs de manipulation mentale que permettent les objets audiovisuels.

VISÉE DE L’EXERCICE :
une expérience de création reliée à celle de spectateur

Proposer une expérience de création personnelle, intime, à chacun des élèves en relation avec leur expérience de spectateur de cinéma, dans le cadre du dispositif et ailleurs. Il est important que chaque élève soit en situation d’assumer une production au cours de l’atelier.
Dans ce contexte, il n’y a pas de film moins réussi ou d’objectif professionnalisant.

L’ATELIER ET SES DIFFÉRENTES SÉANCES ( 12h à 15h d'atelier)
Pour explorer le sujet, chaque séance sera l'objet d'enregistrements sonores, par petits groupes et en groupe entier, qui seront ensuite écoutés-visionnés avec les images. Moments créatifs.

Espaces de travail :
• Doublages différents sur une même séquence, enregistrés et conservés, revisionnés.
• Image neutre et modification de sa perception en fonction de l'histoire qui est racontée dessus.
• Bande son réalisée en direct, dans la modalité du spectacle vivant (cf. cinéma des premiers temps).
• Image fixe que l'on fait bouger par la voix et les bruitages sonores.
• Travail sur la mémoire des lieux.
• Exercices de visualisation : les yeux fermés, par l'écoute, création individuelle d'images mentales.
• Travail technique avec les micros : distance, timbrage, réverbération, spatialisation...

MATÉRIEL : exigences limitées, mais toutes indispensables au bon déroulement

Vidéoprojecteur,
Un système de restitution du son : chaîne stéréo avec 2 hauts-parleurs de préférence ou enceintes pour ordinateur,
Un cable mini-jack,
Une salle où l’on peut faire le noir.

 

ATELIER D'AUDIODESCRIPTION AUTOUR D'À BOUT DE SOUFFLE

 

Objectif de l’atelier
Les élèves découvrent à travers l’analyse de films, notamment de À bout de souffle, une profession en lien avec l’univers des malvoyants.

L’ensemble des séances sera animé par un audiodescripteur confirmé : Frédéric Gonant de l’Association En Aparté.

Séance 1 : Présentation et découverte en classe du procédé d’audiodescription -> pratiques, métier et public destinataire

À partir d’un exemple de long métrage sur lequel l’audiodescripteur a travaillé, les élèves se livreront à une expérience sonore, puis à une confrontation avec les images, faisant appel à leur esprit d’analyse et leur imaginaire afin de comprendre les méthodes utilisées par le professionnel. En effet, pour bien décrire un film à l’attention d’un public privé de la vision optique des images, il faut au préalable avoir bien décrypté ses éléments constitutifs qu’ils soient sonores ou visuels.

Lieu: votre établissement scolaire

Durée: 2h

Séance du dispositif : Projection d' À bout de souffle en salle de cinéma

Séance 2 : Initiation au procédé d’audiodescription autour d' À bout de souffle 

À partir des questions abordées lors de la première séance, les élèves s’exerceront à cette pratique singulière. La projection et l’analyse d’une séquence du film de Jean-Luc Godard permettront à la classe de s’initier à l’élaboration d’une audiodescription. Se poseront notamment les questions suivantes : quels éléments présents à l’image faut-il décrire (a contrario lesquels faut-il laisser de côté) ? Comment intégrer l’audiodescription au sein de la bande sonore ? À quel moment (montage) ? Quelle est la part – la place – créative du rédacteur du texte ? Quel vocabulaire employer ? etc. 
Le film À bout de souffle qui aborde frontalement la question du « voir » se prêtera à merveille aux enjeux de cet exercice.

Lieu: votre établissement scolaire

Durée: 2h


EN APARTÉ : l’association rassemble des professionnels expérimentés ayant à leur actif plus de 200 films audiodécrits ou œuvres réalisées. Elle a pour but de faciliter l’accessibilité à la culture pour tous, en particulier aux déficients visuels en proposant le procédé d’audiodescription. Elle vise également à promouvoir l’audiodescription plus largement en initiant et en rédigeant la « Charte de qualité de l’audiodescription française ». Depuis 2007, elle propose des ateliers d’initiation à l’audiodescription destinés aux collégiens. Depuis 2008, l’association met en place avec l’ESIT Sorbonne-Paris III une formation professionnelle d’audiodescripteurs.

FRÉDÉRIC GONANT : comédien audiodescripteur, il décrit et enregistre pour le cinéma et la télévision. Il anime des ateliers de pratique théâtrale auprès de différents publics, dont le public handicapé. Il propose des ateliers pédagogiques novateurs adressés aux collégiens et aux lycéens :
 Prête-moi tes yeux, je t’ouvre les oreilles.
 « Décrire une œuvre, c’est d’abord la ressentir, la comprendre puis l’analyser, la décrypter, et enfin la transmettre » : c’est dans cet esprit de transmission et de réflexion que Frédéric Gonant propose cette initiation à la technique de l’audiodescription.

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ATELIER INVITATION À LA PROGRAMMATION

 

« Le cinéma ce n’est pas l’art des images, c’est l’acte de montrer. » Serge Daney

Objectif de l’atelier

À partir des films du dispositif (de 3 à 5 films) ainsi que d’un film de l’actualité programmé par votre salle de cinéma partenaire, amener vos élèves à programmer en fin d’année scolaire un de ces films dans leur salle. Se mettre dans la peau d’un programmateur pour construire une séance de cinéma en public : voir les films, en discuter, faire un choix de programmation, annoncer la séance, rechercher un public, présenter la séance, le film et animer un débat en public.

  • Séance 1 : qu’est-ce que programmer ?

En amont de la projection des films, une séance avec une personne de votre salle de cinéma partenaire et une personne de l’ACRIF pour présenter la salle de cinéma art et essai, ses métiers de la salle de cinéma, l’acte de programmer.

¬ Lieu : votre établissement scolaire
¬ Durée : 2h

  • Séance 2 : quel film programmer ?

Après la projection des films du dispositif et du film d’actualité, une séance avec un intervenant pour sélectionner le film que vos élèves voudront programmer. Revenir sur l’ensemble des films du dispositif vus par les élèves. Choisir un film à partager en public. Affirmer, défendre et justifier son point de vue. 

¬ Lieu : votre établissement scolaire
¬ Durée : 2 à 3 h

  • Séance 3 : préparation de la soirée finale

Sous la direction de l’enseignant, les lycéens ou apprentis élaborent les supports de communication pour annoncer leur soirée, les diffusent, préparent leur présentation du film et le débat, organisent le buffet.


¬ Lieu : votre établissement scolaire

  • Séance 4 : projection publique du film choisi, en soirée

 

Présentation de la séance et du film par les élèves, suivie de la projection du film. Débat entre les élèves et les spectateurs à l’issue de la projection. Derniers échanges autour d’un buffet.
¬ Lieu : votre salle de cinéma partenaire

 

ATELIER VUES LUMIÈRE: MONTRER/ CACHER

 

1 contrainte formelle : faire un plan-séquence 
à la manière des vues Lumière originelles, c'est-à-dire en plan fixe d'au moins une minute.

1 contrainte thématique : Montrer/cacher.
Réaliser une vue Lumière à partir d’une thématique qui traverse l’ensemble de la programmation annuelle et qui permet de questionner véritablement la mise en scène.

1 participation financière de l’établissement : 500 euros par établissement participant.

Visée de l'atelier:
Proposer une expérience de création personnelle, intime, à chacun des élèves en relation avec leur expérience de spectateur de cinéma, dans le cadre du dispositif et ailleurs. Il est important que chaque élève soit en situation d’assumer une production au cours de l’atelier.
Dans ce contexte, il n’y a pas de film moins réussi ou d’objectif professionnalisant. Plus spécifiquement, l’enjeu de l’exercice sera de trouver la meilleure transposition possible, au moyen d’une vue Lumière, des effets recherchés par la mise en scène initiale, qui pouvait elle s’appuyer sur un découpage et un montage.

  • Séance 1 : Réunion préparatoire entre l'enseignant et l'intervenant (1h30)

Préparation logistique et réflexive des séances (matériel, contenu…)

  • Séances 2 : Intervention en classe sur  "Le secret dans l'image" en lien avec la thématique de l'atelier et premières réalisations (3h):

Le cinéma art de l’illusion. L’image montre autant qu’elle cache au moins de trois manières : la première, dans le champs, certains détails sont délibérément laissés imperceptibles, surtout à la première vision ; la deuxième, la « présence » du hors-champ, ce que le cadrage exclut que le montage pourra ensuite dévoiler ; la troisième, de la fabrication, l’image ne laisse entrevoir que quelques traces. Par ailleurs, le film peut laisser croire à l’objectivité du point de vue (l’outil optique de la caméra n’est-il pas nommé-qualifié « objectif »), ce qui nous mène à la question suivante : quelle relation le spectateur entretient-il avec ce « subjectif de l’objectif  » ? Enfin, certains éléments du récit sont révélés aux spectateurs de manière non synchrone à la connaissance qu’en ont certains personnages. Quels sont les effets de ces différentes « distorsions » sur notre rapport à la vérité filmique ? Le spectateur enquête et s’initie à l’erreur, au doute, en même temps que le personnage à mesure que celui-ci se confronte  à  la  complexité  du monde  extérieur. Il ne dispose que d’indices, et non de preuves, qui le rendent incapable de saisir le  réel au  moyen de l’enregistrement sonore ou visuel. En 2007, Brian De Palma propose d’ailleurs un manifeste autour de ce questionnement de la vérité contenue dans les images avec Redacted, autour de la représentation de la guerre en Irak, d’autant plus nécessaire lorsque les sources se multiplient.

  • ​Séances 3 à 4 : réalisation et programmatio(2x3h = 6h)

L'intervenant viendra donc dans votre établissement quatre fois. Ces séances doivent être organisées de façon rapprochée, entre les mois de janvier et avril.

Seront abordés lors de ces séances, de façons différentes, selon l'intervenant :


- le « plan-séquence »,
 la vue Lumière, leurs contraintes formelles,
- des extraits seront proposés aux élèves en illustration (vues Lumière, films de Georges Méliès, Lumière et compagnie *),
- des extraits en lien avec la thématique "montrer/ cacher",

Suivront le tournage de plans-séquences en petits groupes, la vision collective des films et enfin le choix de ceux qui seront montrés lors de la séance de restitution.

Matériel requis : 
La réalisation des films se fait avec les téléphones portables des élèves. 
Les autres exigences seront précisées lors de la première séance.

  • Séance 5 : en classe, l'enseignant et l'intervenant prépare les élèves à la séance de restitution 

Chaque groupe écrit un synopsis du film, expose le travail effectué et présente ces éléments aux autres.


  • Séance 6 : restitution dans un lieu partenaire à définir

 

Projection des vues Lumière réalisées par les élèves. Seront présents outre les élèves, leurs enseignants, les intervenants professionnels et éventuellement des membres de l’équipe pédagogique de l’établissement.